Eugène Georges Gaston Ganet naît le 29 juillet 1904 à Pleure. Il est le fils d’Antoine Ganet, mort pour la France en 1918, et de Marie Joséphine Bataillard.
Il s’engage très jeune dans l’armée et rejoint en 1923 le 4e Régiment d’artillerie. Devenu adjudant-chef en 1931, il obtient le brevet complet de chef de section d’artillerie. Durant la campagne de France de 1939-1940, il sert notamment au 160e Régiment d’artillerie lourde dans les Vosges.
Fait prisonnier à Corcieux le 21 juin 1940, il est interné au Stalag VI-F. Il parvient à obtenir son rapatriement sanitaire en simulant une maladie et rentre en France le 5 juin 1942.
Affecté ensuite à Lons-le-Saunier, Georges Ganet entre progressivement dans la Résistance. Sous le pseudonyme de « Barra », il devient agent de liaison du commandant Foucault, chef départemental des FFI du Jura. Profitant de ses fonctions administratives, il établit de faux papiers de démobilisation, aide au versement des soldes destinées aux familles de maquisards, transmet des renseignements et assure des liaisons avec les groupes de résistants.
À l’été 1944, il quitte l’action clandestine pour rejoindre directement le maquis. Il intègre le groupe Bayard, dans le district FFI de Bletterans et le secteur de Chaussin, où il devient l’adjoint de Chamois. Le groupe compte alors environ 110 hommes. Après la blessure de son chef, Georges Ganet en assure provisoirement le commandement.
Il participe aux opérations de la Libération : reconnaissances, barrages routiers et harcèlement des troupes allemandes, puis combats de Neublans le 2 septembre 1944, de Chaussin les 3 et 4 septembre, prise de Dole et progression jusqu’à Pesmes.
Blessé en septembre 1944 lors d’un accident survenu pendant le transfert de prisonniers allemands, il doit être hospitalisé pendant plusieurs semaines.
Son action est officiellement reconnue. Homologué aspirant FFI, il reçoit la Croix de guerre avec étoile d’argent en 1945 et la Médaille de la Résistance française en 1947.
Après la guerre, Georges Ganet poursuit sa carrière militaire et devient lieutenant. Son parcours témoigne à la fois de l’action clandestine menée au sein de l’administration et de l’engagement armé des résistants jurassiens lors des combats de la Libération.