Simone Michel-Lévy naît le 19 janvier 1906 à Chaussin, dans le Jura. Son père est plâtrier. Après son brevet élémentaire, elle suit ses parents à Chauny, dans l’Aisne, et entre à seulement seize ans et demi dans l’administration des PTT.
En 1939, elle travaille à Paris comme contrôleur-rédacteur à la Direction des Recherches et du Contrôle technique des PTT. Dès l’armistice, elle refuse la capitulation et entre dans la Résistance en décembre 1940. Elle participe à la création du réseau « Action PTT », qui deviendra ensuite « État-major PTT », avec pour objectif de développer à travers la France un réseau de renseignements et de transmissions.
Responsable du secteur radio, elle organise des liaisons clandestines, l’hébergement de postes émetteurs et la circulation du courrier secret. Sous les pseudonymes de « Françoise » et « Madame Royale », elle met en place un remarquable système d’acheminement du courrier clandestin, notamment par les réseaux postaux et ferroviaires.
En 1943, elle aide également les jeunes réfractaires au STO en établissant plus de cent cartes professionnelles des PTT. Son activité prend fin brutalement après la trahison d’un opérateur radio de la Confrérie Notre-Dame.
Le 5 novembre 1943, attirée dans un piège à Paris, Simone Michel-Lévy est arrêtée. Torturée, elle refuse de parler. Après Fresnes et le camp de Royallieu à Compiègne, elle est déportée le 31 janvier 1944 dans le convoi des « 27 000 » et arrive à Ravensbrück le 3 février.
En avril 1944, elle est transférée au kommando de Holleischen, dépendant de Flossenbürg, où elle travaille dans une usine d’armement. Même en déportation, elle poursuit la lutte : avec Hélène Lignier et Noémie Suchet, elle sabote la production de munitions en ralentissant et en endommageant une presse industrielle.
Pour ces actes de sabotage, les trois femmes sont sévèrement punies. Le 10 avril 1945, elles sont transférées à Flossenbürg. Simone Michel-Lévy, Hélène Lignier et Noémie Suchet y sont pendues le 13 avril 1945, dix jours seulement avant la libération du camp.
Simone Michel-Lévy est Chevalier de la Légion d’honneur, Compagnon de la Libération, titulaire de la Croix de guerre 1939-1945 avec palme et de la Médaille de la Résistance. Un timbre-poste a été émis à son effigie. Le 6 juillet 1952, une plaque a été apposée sur sa maison natale à Chaussin.
Source : site officiel de la Commune de Chaussin – rubrique “Patrimoine / Les personnalités / Simone Michel-Lévy”. Page officielle de Simone Michel-Lévy – Commune de Chaussin